DROIT DE L'ENTREPRISE

MECENAT - REVUE LITTERAIRE METTRAY
PREVOST & ASSOCIES est fier d'être mécène du dernier numéro de la revue METTRAY, le n°19, intitulé « L'Élu », paru en septembre 2026.
Créée en 2001 par Didier Morin, la revue METTRAY publie des inédits, des archives et des travaux en cours d'écrivains, de poètes, d'artistes, de photographes et de cinéastes.
La revue qui rend hommage à l'œuvre de Jean GENET, et trouve son nom dans l'ancienne prison pour mineurs, METTRAY que connut Jean GENET.
En 1839, Frédéric-Auguste Demetz a fondé à Mettray, en Indre-et-Loire, une colonie agricole et pénitentiaire pour offrir aux « enfants perdus » une alternative à la prison, en les éduquant par le travail, l'instruction, la religion et la discipline. Avec les années, et surtout entre les deux guerres, l'institution est devenue un « bagne d'enfants » marqué par la répression et la violence, et elle a fermé en 1937.
C'est là que Jean Genet est envoyé en 1926, à quinze ans, pour de menus larcins.
Il y reste près de trois ans, de septembre 1926 à mars 1929, avant de s'engager dans la Légion étrangère, et il raconte cette expérience dans Le Miracle de la rose (1946). Cette détention marquera toute son œuvre.
Le soutien à la revue METTRAY s'inscrit dans les valeurs du cabinet, alors que nous ne cessons de nous engager pour que tout individu soit perçu dans sa globalité, y compris lorsqu'il s'agit de le condamner.
La dignité du justiciable impose d'être jugé pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il paraît.
En conséquence, les mots de Jean GENET, exprimant sa peine de se sentir abandonné par son ami de toujours Jean Cocteau au moment où il doit comparaître devant le Tribunal correctionnel de Paris pour des faits de vol de livres, ont retenti avec une intensité particulière :
"Je sais que je suis ici par ma faute, mais cela ne regarde pas les poètes, qui ne doivent savoir qu'une chose : [...] que je n'ai écris Le condamné à mort et Notre Dame des Fleurs que parce que je suis un voleur, et que je mène la vie des voleurs avec tous ses risques [...] Franz, tu ne sais pas à quel point je suis blessé. C'est lui qui doit me défendre. [...] Il n'a donc pas compris que parce que je suis Jean GENET parce que je suis un voleur. Sinon je serai une eau claire."
Pour découvrir la revue et le sommaire complet : mettray.com/revue
